C’est le razeteur Mazoyer qui s’imposera dans ce plan de charrettes qui se situait au quartier de la Tour. Les conventions vont s’adapter aux temps du futur de l’époque. C’est ainsi que pour les Caissarguais de ce temps-là, l’attraction la plus spectaculaire, était l’arrivée des gardians et taureaux en abrivado jusqu’au château de Nages. Un toril leur est prêté pour reposer les bêtes venues à pied depuis les manades de Provence et du Languedoc. Parfois, c’était le dernier relais avant les arènes de Nîmes. En 1918, la municipalité achète un terrain à l’emplacement des arènes actuelles, alors les charrettes sont remplacées par de solides clôtures de bois avec un côté garni d’estrades où le public va prendre place. Des germes de changement se font jour. Un Club Taurin va se constituer en 1931. Edmond Flory, l’électricien du village et Alexis Chabert cantonnier, lancent un appel à qui voudra répondre pour constituer un club taurin. Aussitôt les adhésions sont nombreuses, 81 inscriptions sont enregistrées. Un record pour une population qui se chiffrait alors à moins de 500 habitants, cela se passait au cours de la fête votive. Augustin Dayon, alors maire de Caissargues, préside l’assemblée constitutive qui doit élire le nouveau bureau. De cette consultation, sont élus :